Mon « envie de dessiner » l’architecture

Dessins à la plume pour Anvers, Lannion et Bergen, crayon pour Ornans et Florence. La Fantoft stavkirke de Bergen, typique des églises en bois debout de Norvège a été incendiée (volontairement ) depuis ce dessin fait en 1970. Et heureusement reconstruite à l’identique depuis.

J’ai toujours aimé et admiré l’architecture. Elle me donne envie de dessiner ! J’aime à peu près toutes les formes d’architecture, les colonnades grecques et romaines, vestiges d’une splendeur passée – l’art égyptien avec ses lignes si pures, si tendues, si stylisées – et si difficiles à reproduire – le roman, le gothique, la Renaissance, un peu moins le baroque – trop c’est trop – et les classiques – un peu trop « raides » – et j’aime aussi les fantasmes de Violet le Duc sans qui Carcassonne et Notre Dame de Paris ne seraient pas ce qu’elles sont, et j’aime aussi la Sagrada Familia jamais terminée et la créativité délirante de Gaudi. Mais je n’oublie pas les architectures étrangères à l’occident, les palais orientaux, hindous, khmers, bouddhistes, et j’en oublie. Et j’aime aussi, plus humblement, les architectures de bois, de feuilles, de terre battue, de paille, de roseaux, qui allient fonctionnalité, esthétique et équilibre des proportions et des volumes.

Plume et encre de Chine pour les quatre dessins à gauche et au centre : petit moulin en bois et la mosquée en Bosnie, maisons traditionnelles en bois (Suède) et la maison typique de Bosnie avec son toit très pentu.
Crayon pour – de nouveau – la Fantoft stavkirke de Bergen, entièrement (re)construite en bois.

A gauche, porte latérale de l’église de Lannion, dessin à la plume.
A droite, chateau-fort imaginaire réalisé à la plume pour mon fils. La perspective utilisée est une perspective conventionnelle – approximative – sans point de fuite. Cette technique était usitée pendant les guerres des siècles passés pour transmettre les plans des batailles aux différentes unités. N’ayant pas de point de fuite, la perspective cavalière permettait de représenter les armes, les engins de guerre et les soldats avec des tailles identiques, qu’ils fussent proches ou éloignés. Cela rendait facilement lisible tous les points d’une future bataille et donc les déplacements et mouvements à effectuer. Les plans ainsi dessinés étaient transmis par des cavaliers qui les portaient aux intéressés, d’où le nom de perspective cavalière. Il existe d’autres versions pour justifier le nom de perspective « cavalière » mais celle que j’ai donnée me plait bien ! Les paramètres de la perspective pouvaient varier mais les plus généralement utilisés étaient basés sur une façade frontale formant un angle de 120° à 140° avec les obliques parallèles (les fuyantes dans la perspective classique) dont la profondeur était réduite de 1/4, 1/3 voire plus…

Aspect hiératique des sculptures, allié à l’expression d’une sensualité explosive…
Crayon Wolf pour les 3 sculptures de gauche, fusain pour celle de droite.